PARTAGER
Teodorin Nguema Obiang Mangue

MamAfrika TV | Par Allain Jules

FLORENCE, Italie (00h03) – Maquillée en affaire des « biens mal acquis », le vrai procès de la Françafrique, initié par la France contre les Africains récalcitrants, débute demain. C’est la chasse à cour ou plutôt la chasse à l’homme engagée contre Téodorin Obiang Nguema, qui ne doit rien à la France, encore moins à son pays. Ambiance.

Le jeu des fourbes a commencé dès 2007. Une guerre de prédation qui ne dit pas son nom. Pourquoi des soi-disant associations…françaises portent-elles plainte contre des Africains pour connaître les conditions d’acquisition de richesses patrimoniales en France de plusieurs dirigeants africains ? Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale est une cible favorite.

>>> Lire aussi: BIENS MAL ACQUIS ? Comment l’Amérique, la France et la Suisse, volent les Africains

Transparency International, Sherpa, Survie et la Fédération des Congolais de la diaspora ont donc déposé plainte. Les Congolais sont à plaindre. On peut combattre son président sans toutefois s’associer aux bourreaux pour ridiculiser son pays. Passons. Il faut noter que ces soi-disant association ne fourrent jamais le nez dans les affaires françaises ou des pays du Golfe. Cherchez l’erreur.

Par des saisies et des perquisitions illégales, la justice française s’est fourvoyée, lamentablement. Des véhicules de la famille d’Obiang Nguema ont été saisis après une perquisition dans un immeuble appartenant à la Guinée équatoriale. En droit international, on parle d’extraterritorialité et par conséquent, c’est une violation flagrante du droit. Quand la justice française saisit à Paris cet hôtel particulier dit de Teodorin Obiang alors que c’est une propriété de la Guinée, il y a maldonne quelque part.

Le comble de tout, c’est la mise en examen de Teodorin Obiang pour blanchiment de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance. On peut se poser la question de savoir ce qu’il doit à la France. Même pas un kopek. Le silence des autorités politiques françaises est un blanc-seing donné à la justice, une arnaque tendant à montrer qu’elle est indépendante. Un juge congolais, camerounais ou guinéen peut-il enquêter sur une autorité française sans que Paris ne crie au loup ? Jamais.

Au-delà de la bataille juridique qui s’engage demain, il y a en filigrane, la Françafrique. Le refus de la France de reconnaître l’indépendance des pays africains, qui plus est, ceux qui condamnent ou contestent le Franc CFA, comme c’est le cas de la Guinée équatoriale. Mais, on peut aussi se poser la question de savoir pourquoi la Guinée de sort pas de cette monnaie de singe. Elle a largement les moyens de se doter d’une monnaie autonome.

 

 

 

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE