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MamAfrika TV | Par EM

En mettant à nu (au propre comme au figuré) la jeune dame et en étalant au grand jour les secrets d’alcôve des ex tourtereaux,  ces photos sont venues brutalement nous rappeler que le Cameroun dans lequel nous vivons est bien installé dans la mondialisation, mais bien plus,  elles nous forcent à réfléchir au Cameroun que nous voulons pour nos enfants.

A vrai dire cette affaire Koah-Eto’o puisqu’il faut la nommer ainsi nous a tous pris au dépourvu.

Dans quelle Cameroun nous vivons ?

Au niveau mondial, le Cameroun n’échappe pas à la règle, il est soumis à la loi de l’internet selon laquelle une information, une photo fait le tour du monde aussi rapidement qu’un battement de cil. Elle  se propage comme un virus,  dopée en cela par les réseaux sociaux.

Ceci étant dit, voici quelques rappels qui nous aideront à comprendre le contexte particulier du Cameroun

  • Le Cameroun est une société patriarcale avec un système social dans lequel l’homme, en tant que père, est dépositaire de l’autorité au sein de la famille. Il est le chef de famille et il est de son devoir de pourvoir la famille en moyens pour vivre. Le rôle de la femme est de nourrir la famille, entretenir l’habitation familiale et assurer l’éducation des enfants.
  • Au Cameroun le statut social de la femme ne lui permet pas de participer à la vie de la société au même titre que les hommes.
  • L’âge moyen des mères au Cameroun à la naissance de leur premier enfant est de 19 ans
  • Le taux d’alphabétisation des femmes (77%) de 15 à 24 ans est de six points inférieur à  celui des hommes.

Il est par conséquent très facile de constater que  la femme, à la fois sœur, mère et épouse est celle sur qui repose le succès ou l’échec  de l’éducation des enfants, plus spécifiquement des filles. C’est une mission délicate et difficile à accomplir tant le monde et la société dans lequel nous vivons sont de plus en plus complexes. La société lui donne-t-elle tous les moyens et les ressources nécessaires pour s’acquitter d’une aussi lourde mission ? Une petite promenade dans les rues de nos villes suffit pour répondre par la négative.

Curieuse société que celle qui demande aux femmes d’éduquer ses enfants sans outils ni moyens.  Comment suivre un enfant au-delà du collège si on ne sait ni lire ni écrire ?

Quel rapport avec l’affaire me demanderez-vous ?

Il est pourtant simple à établir, sur dix femmes, 2 s’acquitteront avec succès de cette tâche et  8 échoueront. C’est sur 3 à 5  de ces 8 échecs que se bâtiront des parcours à la Nathalie Koah ou Samuel Eto’o….destins croisés finalement.

Enfants démunis et sans repères se lançant de façon effrénée à la recherche de moyens de subsistance, de l’argent et de la gloire. Pour parvenir les filles utiliseront généralement comme véhicule leur corps tandis que les garçons utiliseront leurs pieds ou leurs mains.

A vous ces ayatollahs et gardiens de bonnes mœurs d’un autre temps, avant  de tomber à bras raccourcis sur des parcours finalement  banals qu’offrent notre société à ses enfants,  interrogez-vous plutôt sur ce que notre société a fait  pour éviter ce spectacle fielleux auquel on assiste.

Convenez avec moi que sauf à avoir quelques regrets de ne pas avoir été convié aux agapes et réjouissances charnelles en lieu et place de Nathalie Koah pour les femmes ou de Samuel Eto’o pour les hommes,  il n’y a dans leurs pratiques sexuelles rien de nouveau sous le soleil.

Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants ?

L’affaire est venue nous rappeler à bien des égards certains travers qui se sont durablement installés dans notre société et contre lesquels il va bien falloir un jour lutter.

  • Au Cameroun, une décision de justice n’a presque aucune valeur face à la désinformation. En d’autres termes une décision peut être rendue, pour autant la désinformation continuera son bonhomme de chemin.

Eh oui ! n’en déplaisent à tous les  ayatollahs et gardiens de bonnes mœurs des temps modernes,  la plainte déposée par Samuel Eto’o contre Nathalie Koah le 27 Mai 2014 pour abus de confiance et escroquerie a été classée sans suite. Il reste certes quelques  affaires pendantes, mais on peut déjà prendre acte de ce fait de droit.

Plus loin dans le temps, on a pu observer le même phénomène avec la fameuse liste des supposés homosexuels. Il y a eu des condamnations judiciaires, mais c’est comme si l’opinion publique camerounaise préfère la désinformation, la calomnie et le mensonge à la vérité.

  • Au Cameroun, la victime doit toujours déployer plus d’énergie que l’auteur du délit pour non seulement laver la calomnie dont elle fait l’objet, mais laver son honneur.

Chers ayatollahs, les faits sont simples. L’intimité d’une jeune femme a été révélée au monde entier sans son consentement par des personnes sans scrupules et de peu de moralité.

Le bon sens commande qu’on la blâme de s’être rendue coupable d’une telle légèreté et imprudence.

La morale et la loi quant à elles commandent que les auteurs de cette ignominie qui sous d’autres cieux est un délit soient identifiés, poursuivis, appréhendés et condamnés.

Plusieurs pays ont déjà légiféré en la matière : en Angleterre et au Pays-de-Galles, par exemple, la pratique est, depuis février dernier, un délit (clic) passible de deux ans de prison. Aux  États-Unis les peines sont les plus lourdes, à titre d’exemple en avril 2015, un Californien a été condamné à Los Angeles à 18 ans de prison et 15 000 dollars de dommages et intérêts (environ 8,710,116.70 XAF), ainsi qu’à 10 000 dollars d’amende (environ 5,806,779.09 XAF). L’homme, fondateur du site internet, Ugotposted (fermé depuis), avait mis en ligne plus de 10 000 clichés de personnes qu’il faisait chanter

Le Cameroun pour sa part devrait réfléchir à la possibilité de se doter d’un  tel dispositif.

  • Au Cameroun, les femmes ont toujours un statut social ambigu.

Enfermées qu’elles sont dans une cellule fermée à trois tours, un culturel, un légal et un religieux, elles peinent à se frayer un chemin et  même une place dans la société.

       Culturellement une grande majorité de femmes s’attendent à être entretenues par un homme ou un époux. Sans se rendre compte, elles se préparent psychologiquement à devenir la propriété d’un individu et d’être à sa merci. Nathalie Koah en sait quelque chose.

      Légalement la loi considère la femme à peine comme un majeur émancipé. C’est-à-dire que même mariée, elle ne pourra pas accomplir seule certains actes de la vie civile.  Le code pénal camerounais est d’ailleurs très ambigu en matière de violences conjugales faites aux femmes.  Que dire alors des violences faites aux amantes ?

Enfin religieusement on s’en remet toujours à l’Eternel, ce qui n’aide pas à l’émancipation des femmes.

Fichez-lui donc le camp à Nathalie Koah.

Voyez-vous chers ayatollahs et gardiens de bonnes mœurs, vous avez des combats et sujets autrement plus intéressants et à plus grands impacts sociaux à mener.

Des sujets plus préoccupants impliquant le sexe, il y en a:

  • Les abus sexuels sur enfants
  • Tourisme sexuel impliquant des enfants
  • Les viols sur les femmes et enfants
  • Les incestes

EM

17 COMMENTAIRES

  1. MERCI pour cet article qui remet les pendules à l’heure:
    •Les abus sexuels sur enfants
    •Tourisme sexuel impliquant des enfants
    •Les viols sur les femmes et enfants
    •Les incestes
    Qu’en est-il de ces problèmes auxquels notre société fait face aujourd’hui?

  2. Très belle analyse sur les fléaux qui minent la société camerounaise. Effectivement, rien de nouveaux sous le soleil sur cette affaire N-E si ce n’est le reflet même de la société : un gentil monsieur riche qui profite de son statut social pour abuser d’une méchante gamine (19 ans au démarrage de l’histoire) ayant des rêves de luxe.
    Combien de nos soeurs et filles se font ainsi prendre dans les rues ?
    L’homme a perdu cette place de patriarche qui était la sienne. Cette place de redresseur des tords, de sagesse et de guide de la famille pour de la petite monnaie. Pire, pour des demoiselles de plus en plus jeunes. Est ce normal qu’un père couche avec les camarades de lycée de sa fille?
    C’est tellement plus facile de se cacher devant son écran pour donner des cours de morale. Des Nathalie, des Eto’o existent dans nos quartiers. Commençons par nous appliquer nos propres conseils car effectivement, quel monde allons nous laisser à nos enfants ?

  3. D’un strict point de vue scientifique, trop d’observations peuvent être portées sur cet « article »(!). Par exemple, quel est son objet/sujet précis (le problème de la rigueur du lien entre le titre et le contenu)? S’agit-il d’un ARTICLE, d’une plaidoirie ou d’une action de propagande dissimulant avec peine la fibre féministe de son auteur? Etc.

  4. Dans l’affaire Eto’o et Koah il me semble en lisant cet article que la problématique doit être axée sur le mot FAMILLE.

    Que devons-nous protéger dans ce cas malgré les torts d’eto’o et de koah?

    La réponse à cette question est la FAMILLE.

    Oui nous devons soutenir la FAMILLE eto’o non pas parceque nous soutenons l’homme eto’o mais parceque nous protégeons ses enfants innocents.

    Nous devons soutenir la FAMILLE eto’o non pas par fantaisie mais parceque la famille est la base même de toute société.

    Nous devons soutenir la FAMILLE eto’o non pas par tribalisme mais parceque la famille est une institution juridique dans notre pays.

    Le cas Eto’o met en scène deux modèles de femmes d’un coté Nathalie Koah et de l’autre Georgette Eto’o laquelle des deux est la plus humiliée? Laquelle mérite qu’on la soutienne pour son attitude? Quelles valeurs defenfins-nous?

    • Selon vous N. Koah n’a pas de famille? Et sa pauvre mère que votre Eto’o faisait semblant de respecter, elle n’est pas à protéger? Ses jeunes frères qui croyait en SEF, avec le rêve de lui ressembler en devenant champion de foot? Vraiment

  5. Commenter:on s’en fou de leur histoire de cul.Nathalie ne cherche pas à sensibiliser mais plutôt a se venger de etoo.en plus rien ne prouve que c est lui qui a poster les foto.je parie qu’elle l’a fait elle même pour se faire un nom sur le dos de etoo.je m’inquiète pour sa sécurité et celle de sa famille,elle a montré le vrai visage des camerounaise a la face du monde.honte à elle et ses fanatiques

  6. tres bel article qui remet les apprentis sorciers a leur place, vous protegez la famille d’eto’o parceque koah na pas de famille? et puis cest pas parceque eto’o est une star du foot et a bcp dargent quil peut se permettre de tout sans etre juger coupable , il se prend pour qui , il est plus camerounais que qui?, protegez ses enfants de toute facon un chien ne donne pas naissance a un chat . acceptez que votre icone est un pervers , qqun de peu de moralité, sil a fait ca a koah ca veut dire quil ne respecte aucune femme ni meme sa femme ni meme sa mere car ce quil a oublié cest que le sexe quil a expose mondialement na aucune difference avec celui de sa femme ou sa mere , comme une chanteuse avait dit je cite:L’EMBALLAGE DIFERRE , MAIS LE PRODUIT RESTE LE MEME, alors koah nest la seule femme quil a humiliée.eto’o le Dieu des camerounais hé NGOAL

    • « L’EMBALLAGE DIFERRE , MAIS LE PRODUIT RESTE LE MEME ». Je réponds que c’est faux et archi faux. Vous pouvez si vous le voulez effacer le mot fantasme des vocabulaires du monde, cela ne changera rien au fait que Marc aimerai plutôt sortir avec Agnès qu’avec Irène. Quelque soit le sens par lequel on prend cette affaire il y aura toujours un parti pri pour l’un ou pour l’autre. La question que je me suis posé est celle-ci: Quel sera le conseil de DIEU à cahcun d’eux?

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