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MamAfrika TV | Par Allain Jules

Avec des alliés comme l’Arabie saoudite des Saoud et la Turquie d’Erdogan, il sera impossible à cette coalition-là, hétéroclite et ne poursuivant pas les mêmes objectifs, de pouvoir gagner en Syrie et ailleurs. D’un point de vue stratégique, les Etats-Unis sont pris le cul entre deux chaises, dans la mesure où, leur soutien apporté à la Turquie n’entre pas en adéquation avec leur politique en Syrie. Le régime turc l’a montré,  et s’arroge même le droit d’éradiquer le peuple kurde, en Turquie et ailleurs. Une violation flagrante du droit international. Quant au gouvernement américain, il se voit désormais pris au piège d’une navigation à vue, entre le soutien aux Kurdes syriens, que son allié au sein de l’Otan, veut exterminer.

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L’objectif d’une guerre n’est pas de bombarder à outrance, sans ménagement, mais, c’est le fait d’avoir des relais au sol. C’est le cas russe… L’engagement des Etats-Unis en Syrie est simplement stérile. L’erreur américaine est de combattre, d’une part, le pouvoir syrien, d’autre part, d’aider des groupes armés dits « modérés », et enfin, de déclarer combattre l’Etat islamique dont lesdits groupes armés font in fine allégeance. Cet aveuglement est assez problématique et a vu les Kurdes, combattus par l’allié des américains, en l’occurrence la Turquie d’Erdogan, finalement rallier Damas et Moscou, au détriment des Etats-Unis.

La Maison Blanche a misé un temps sur l’Armée syrienne libre (ASL), une association d’officiers déserteurs sans envergure. L’appât du gain les a perdu. Ces soi-disant nationalistes et démocrates ont montré ensuite leurs limites. Surpassés par les groupes djihadistes, dont les Etats du Golfe soutiennent, non seulement dans le domaine financier mais aussi dans la fourniture d’armes, et la Turquie en matière logistique. Les pays du Golfe n’étant pas démocratiques pour un sou, il est donc compréhensible qu’ils aient vu d’un mauvais œil le président syrien Bachar al-Assad, qui avait commencé de vrais réformes, et encore moins de vrais démocrates, de peur d’un effet boule de neige dans leurs propres pays…C’est ce que l’administration Obama n’a pas compris. Elle a formé près de 5000 combattants mais, ils se sont perdus en chemin, ralliant plutôt les groupes djihadistes que les bombardements russes font aujourd’hui reculer…

L’autre facteur qui plombe la coalition états-unienne, c’est le calendrier électoral américain. En effet, la prochaine élection présidentielle américaine a lieu dans 9 mois. A cet effet, l’actuel président ne peut rien se permettre, de peur de miner le candidat de son camp. On voit par ailleurs Obama faire des remontrances à Erdogan, sans toutefois le mettre en garde contre une invasion syrienne qui peut causer une guerre totale au Moyen-orient, au détriment surtout de la Turquie, qui ne vit pas des moments aussi difficiles que ses voisins syriens et irakiens avec l’influence de Daesh.

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