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Les batteries explosives de Samsung ont déjà des répercussions. Le 11 octobre, piégé et démoralisé, le géant sud-coréen avait annoncé qu’il cessait la production de son Galaxy Note 7, sur lequel il comptait beaucoup pour concurrencer l’iPhone, à la suite d’une opération de rappel désastreuse qui a vu les appareils proposés en remplacement de téléphones à risque prendre feu eux aussi.

Face à la malédiction, ou plutôt la précipitation dans la production, Samsung a estimé que cette affaire lui coûterait environ 5,3 milliards de dollars sur trois trimestres, à compter de juillet. Une chute qui fera de Apple le n°1 en lieu et place de Samsung qui l’avait pulvérisé.

Les clients désertent. Mais pas seulement. Il y a déjà quelques signes qui montrent que la déconvenue du géant coréen commence à bénéficier à Apple. Chez le distributeur Korea Telecom (KT), on explique que 50 000 iPhone 7 mis en vente en précommande se sont arrachés en 15 minutes. «C’est pour partie l’effet Note 7», a jugé un responsable. Au delà du coût financier immédiat de ce fiasco, c’est la crainte que les clients n’aillent voir ailleurs qui prévaut chez Samsung.

Le Note 7, un appareil intermédiaire entre le téléphone et la tablette, devait concurrencer Apple dans le segment du très haut de gamme. Dans l’espoir de conserver la fidélité de ses clients, Samsung offre aux acheteurs de Note 7 un à valoir de 70 000 wons (57 euros) sur leur facture de téléphone s’ils échangent leur appareil contre un autre de ses smartphones.

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