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Tennis – Lors de l’US Open (du 31 août au 13 septembre), l’Américaine a l’occasion de réaliser le Grand Chelem et d’égaler le total de 22 titres majeurs de l’Allemande Steffi Graf.

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A Flushing Meadows, une large enseigne accueille les visiteurs arrivés par le train numéro 7 en provenance de Manhattan: «Une fois de plus, la Néerlandaise est favorite à l’US Open». L’affiche fait la publicité d’une célèbre marque de bière, bien sûr. Car sur le court, c’est bien Serena Williams qui commande, cette saison.

A New York, tout le monde la voit d’ailleurs déjà égaler le total de Steffi Graf (22 sacres majeurs) en réalisant – après ses victoires en Australie, à Roland-Garros et à Wimbledon en 2015 – le Grand Chelem au bout de la quinzaine. Un exploit qui n’a plus été accompli depuis 1988 et le quadruplé de la même Allemande. Serena par ci, Serena par là. Le patriote public américain n’en a presque que pour la triple tenante du titre, qui enchaîne les bains de foule et les autographes dans l’euphorie du Queens. A propos, une reine dans le Queens, avouez que ça sonne plutôt bien.

Devant le panneau d’affichage des horaires d’entraînement de la journée, jeudi matin, un agent de sécurité nous interpelle. «A quelle heure s’entraîne Serena?» «8 h 30 sur le court No 1.» «Vous êtes sûr?» «Oui, c’est indiqué comme ça.» «Mais vraiment? Parce que je ne voudrais pas la manquer.» «Oui.» L’homme quittera sa fonction quelques minutes histoire d’aller admirer la cadette des sœurs Williams (33 ans). Sa séance terminée, celle-ci se rend au tirage au sort du tableau principal, qui débute lundi. Une vingtaine de photos officielles plus tard, il est temps pour elle de se présenter devant la presse, américaine surtout.

«Je ne ressens pas de pression»

Les questions fusent. Le Grand Chelem, le record de Graf, la pression, tout y passe. Y compris un package sur ses souvenirs de sa première visite au Billie Jean King National Tennis Center, sur les principales étapes de sa carrière et sur la valeur de son palmarès dans l’histoire de son sport. A croire que les médias US veulent lui rendre hommage pour sa dernière apparition à Flushing Meadows. C’est pourtant loin d’être dans les plans de la No 1 mondiale. «Je suis déjà très excitée en me projetant sur la saison prochaine. Si je ne parviens pas à gagner cette année à New York, il me restera encore des opportunités pour égaliser le total de Steffi Graf ou pour réaliser le Grand Chelem, lance la vedette, qui joue la carte de la sérénité. Je ne ressens pas de pression. Peut-être que ça viendra au fil des tours mais, pour le moment, il n’y a aucune tension particulière. Je suis là pour essayer de faire au mieux.»

Et de sept?

«Je ne pensais pas qu’un jour je serais si proche de tels exploits, poursuit-elle, consciente d’avoir rendez-vous avec l’histoire. Petite, je rêvais de remporter un «simple» US Open. J’étais loin d’imaginer me retrouver à évoquer Steffi Graf, voire Margaret Court (ndlr: qui, avec 24 victoires, détient le record absolu de titres majeurs) aujourd’hui. Si je suis la plus grande joueuse de tous les temps? Je ne peux pas dire ça. En revanche, je crois être devenue aussi grande que je le pouvais.»

Dès la semaine prochaine, Serena Williams aura également l’occasion de devenir la première à s’imposer à sept reprises à Flushing Meadows dans l’ère Open, hommes et femmes confondus. Invaincue en Grand Chelem depuis le troisième tour de Wimbledon 2014 (28 succès consécutifs) et une défaite face à la Française Alizé Cornet, l’Américaine a tout pour bien faire à domicile. A condition qu’elle maîtrise ses émotions à mesure que la consécration approchera. (24 heures)

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