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© CGP Grey, Flickr

Des scientifiques américains ont testé une combinaison de liquides à base de bactéries et de levure au contact de laquelle des tissus déchirés pourraient se réparer comme par magie. Une découverte qu’on aimerait voir accessible très vite.

Les déchirures malencontreuses de vos t-shirts et autres chemises ne devraient plus poser de problème. Oubliez les aiguilles de couture : un liquide magique devrait vous permettre d’offrir à vos vêtements les plus amochés une nouvelle vie.

Un groupe de chercheurs américains de la Penn State Universty, en Pennsylvanie, a mis au point une combinaison de liquides à base de bactéries permettant, une fois apliquée sur le vêtement, de le remettre complètement à neuf. Les résultats de leur étude ont été publiés dans le dernier numéro de la revue ACS Applied Materials & Interfaces le 15 juin.

« Il s’agit d’une technologie de revêtement »

« Les stylistes utilisent des fibres naturelles à base de protéines comme la laine ou la soie qui sont chères et qui ne se réparent pas seules », explique dans un communiqué de presse Melic C. Demirel, professeur de sciences et mécanique à l’université Penn State et membre de l’équipe. « Nous voulions fabriquer des matières qui s’auto-réparent en utilisant des textiles classiques, et c’est ainsi que nous avons développé cette technologie de revêtement. »

Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube, les chercheurs mettent en scène leurs expérimentations : quelques gouttes du liquide ainsi que de l’eau chaude sont déposées sur un bout de tissu abîmé… qui se recolle alors. Flexible et solide, celui-ci résiste au passage en machine.

Comme les couronnes dentaires

Comment ça marche ? En fait, le liquide composé de bactérie et de levure agit sur le tissu en créant une couche de polymères ioniques, soit une macromolécule d’ions positifs et négatifs qui vient s’agréger sur le textile déchiré ou abîmé. La fameux liquide n’a pas encore de nom, mais d’après les chercheurs il bénéficie de propriétés similaires aux protéines que l’on retrouve dans les couronnes dentaires.

Pour les chercheurs, ce composé pourrait être intégré au processus des fabrication des vêtements de sorte que le tissu dispose directement des propriétés d’auto-réparation.

Quant à envisager une phase de commercialisation, les chercheurs n’en sont pas encore là. Ils comptent poursuivre les expérimentations de leur liquide sur les textiles. Prochaine étape : voir s’il résiste au détergent…

Source: Mashable FR

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